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VIENNE (Autriche) en mai 2023

20 Août 2023 , Rédigé par Philippe & Nicole 37

Mai 2023 : sept jours à VIENNE (Autriche)

Tiens, pourquoi pas VIENNE ?
Cette ville est paraît-il intéressante alors si on allait y faire un tour ?
Voilà ce que nous nous sommes dit fin avril.
Aussitôt dit aussitôt acheté : un vol sur Austria et une réservation Airbnb bien située.

Nous avions d’abord eu l’idée d’y aller en train-couchette. Non seulement c’est long mais surtout c’est bien plus cher que l’avion ! L’empreinte carbone demande des efforts que nous ne sommes pas encore prêts à consentir.

Le vol de moins de deux heures a été agréable, d’autant que nous avons pu voir les Alpes sans trop de nuages

Dépaysement assuré à l’arrivée : chauffeur de taxi turc, accueil à l’appartement par un chinois (qui ne parlait pas anglais et comme je ne parle pas allemand le dialogue s’est effectué via une appli de traduction avec son smartphone), puis les premières courses alimentaires succinctes dans la petite supérette du quartier . . . turque également).

Nous sommes juste à côté de la station de métro Pilgramgasse (ligne U1) à deux stations de la KARLPATZ qui sera notre point central pour les visites des jours suivants.

Il est quand même plus de 20h quand nous avons fini de ranger les victuailles dans le frigo. Nous allons manger au restaurant pour ce premier soir. Pas si facile à trouver dans ce quartier.
Néanmoins nous en trouvons un où nous pouvons manger en extérieur

Première expérience du veau à la fois bouilli et en sauce. Verdict : ça se mange.
Retour à l’appartement pour un sommeil mérité.

Demain commencera la visite de la ville.

 

Samedi 20 mai 2023

Nous prenons le métro pour deux stations et arrivons à Karlsplatz, place à partir de laquelle nous continuerons à pied bien sûr.

La station est moderne mais en sortant nous tombons inévitablement sur les deux anciennes bouches de métro d’origine, les pavillons conçus par l’architecte Otto Wagner aujourd’hui occupés par un café et un espace d’exposition

Nous sommes ici en plein cœur du centre historique de VIENNE. Il y a tant de choses à voir à moins de 30 minutes à pied qu’on n’aurait pas su où donner de la tête si le programme de notre semaine n’avait pas déjà été établi, au moins sur le papier.
Nous commençons donc par nous diriger vers le point central de VIENNE, la cathédrale Saint-Étienne (Stephansdom).

Nous passons devant le Musikverein (la salle du concert du Nouvel An où nous irons lundi soir). À côté un camion du Wiener MOZART Konzert est stationné rue Bösendorfer (ça ne s’invente pas).

Arrivés sur le Ring (l’avenue circulaire qui entoure l’hypercentre de VIENNE) nous tombons sur une des nombreuses Würstelstand

C’est comme les baraque à frites en FRANCE mais à la place des frites on y vend . . .

J’avoue que vers 10h du matin nous ne sommes pas vraiment tentés.

Nous passons devant l’Opéra (que nous visiterons jeudi)

Si à VENISE les touristes font des promenades en gondole, ici à VIENNE ils se promènent en calèche.Ça fait très XIXe siècle et ça fait recette.

Il est maintenant environ 10h30, nous décidons qu’il est temps de goûter notre premier café viennois. Le café Frauenhuber est ouvert

Ambiance vieillotte mais café très bon. Ce serait le plus vieux Kaffeehaus de VIENNE où dit-on Mozart et Beethoven se seraient produits.

Voici donc le cœur de VIENNE : la cathédrale Saint-Étienne.
Sa flèche dentelée s’élève à 136 mètres. Évidemment beaucoup de touristes.

Côté nord une tour également en gothique flamboyant et des immenses écussons d’aigles sur le toit (les armoiries d’Autriche et de Vienne)

Autour de la cathédrale, bien entendu des calèches

et des vendeurs de tickets de concerts classiques en tenue d’époque

À l’intérieur, un chœur d’orchestre était justement en répétition . . . en habits du XXIe siècle. Fort beau à écouter dans ce cadre

Sur le côté gauche de le nef une chaire en pierre toute en dentelle, œuvre du sculpteur Anton PILGRAM

 

 

Cette chaire est décorée par quatre portraits étonnamment décontractés des quatre Pères de l’Église d’Occident (les saints Grégoire-le-Grand, Ambroise, Jérôme et Augustin)

 

Visible aussi ce très beau retable polychrome, le Wiener Neustädter du XVe siècle qui représente des scènes de la vie de la Vierge Marie

Sur un mur du flanc gauche de la cathédrale, le portrait sculpté d’Anton PILGRAM, sculpteur et maître d’œuvre du chantier de la cathédrale

 

Il est 12h45 et la faim commence à se manifester. Nous avons naturellement envie de goûter aux célèbres Wiener Schnitzel. Pour ce, nous allons (après quelques minutes de queue) dans le célèbre restaurant Zum Figlmüller spécialiste de ce plat

Les spécialités de la maison sont clairement indiquées

Et voici le résultat :

Moi qui ai des difficultés à manger du veau je n’ai pu terminer cette portion pourtant faite dans les règles de l’art.

Après le repas nous nous dirigeons vers la Hofburg, en passant donc par la très large avenue Graben

En son centre la colonne votive de la Peste édifiée pour célébrer la fin de l’épidémie de peste de 1679

 

Tout ce secteur est monopolisé par les commerces et boutiques de luxe de renommée internationale.
Lieu idéal pour les manifestations politiques, ici apparemment pour une mouvance nationaliste à en croire les slogans (c’est Google qui me les a traduit)

Nous passons devant la pâtisserie-café DEMEL : pas trop de queue => nous y entrons. Ambiance XIXe siècle très « cozy » comme on dit maintenant

Quant à l’apfelstrudel, mon épouse l’a trouvé très bon

 

Nous repartons vers la Hobfurg toute proche

 

 

 

Visite des appartements impériaux et du musée Sissi.
Il est interdit de photographier. Les appartements sont un étalage de luxe et de richesse

du style de l’époque. Le musée Sissi est instructif sur la personnalité de cette impératrice.

Nous continuons notre promenade au cœur de VIENNE en repartant vers les places Am Hof et Freyung en faisant toutefois fait un petit crochet pour visiter la Peterskirche et son délire baroque s’il en est

 

La décoration de la coupole représente l’Assomption

 

Nous continuons jusqu’au Burgtheater en empruntant une portion de la Herrengasse. Nous y croisons un long défilé avec fanfare et costumes très variés

 

Nous passons devant le célèbre café Central. Il y a une queue monstre. Nous abdiquons et poursuivons vers le RING.
De l’autre côté du RING face au
Burgtheater se dresse le bel Hôtel de Ville (Rathaus)

La fatigue nous fait penser à regarder l’heure : tiens il est 17h15 !

Ça tombe bien, le café LANDTMANN est juste à côté, avec sa grande terrasse.
Café préféré de FREUD paraît-il. Il fera partie de mes cafés préférés désormais.
En effet, le café avec sa crème fouettée comme savent la faire les Viennois est délicieux

Nous projetons de rentrer par le métro à partir de la station Rathaus de la ligne U2.
En travaux : elle est fermée.
Qu’à cela ne tienne nous allons à la station suivante la Volkstheater : en travaux aussi et fermée. Nous tentons de poursuivre jusqu’à la station suivante Museums-quartier : idem ! Nous avisons deux femmes qui nous informent que toute la ligne U2 est fermée car en travaux importants de restructuration.
Nous sommes vraiment fatigués maintenant et encore loin à pied de notre appartement. Décision : nous hélons un taxi. Le chauffeur ne comprend pas notre destination Pilgram- gasse station. Il me demande de taper ce nom sur son smartphone. Et je constate qu’il utilise l’application WAZE dans une langue que je ne connais pas. Toujours est-il que ça marche et nous arrivons à l’appartement vers 19h.

Première journée bien remplie . Repas et couchés.

Dimanche 21 mai 2023


Ce matin nous prenons le métro jusqu’à Karlplatz puis allons à pied jusqu’au Belvédère.

Au passage, nous pouvons admirer le beau bâtiment de l’Ambassade de France

Après avoir suivi la Prinz Eugen strasse nous arrivons au Belvédère haut.

Pas de queue pour l’achat des billets (5 minutes).
La vue des jardins vers le belvédère bas est plaisante

avec un petit tour près des fontaines avant d’entrer dans le musée

Rappel : le Belvédère était le palais d’été du Prince Eugène. Le Bas était destiné à l’habitation et le Haut aux réceptions

Ces deux bâtiments sont désormais des musées. Le Haut expose les collections permanentes. Les salles sont riches et offrent de grands volumes

 

Nos coups de cœur :
- bien entendu le célèbre Baiser de Gustav KLIMT

- l’arrivée d’un train à la gare nord-ouest de Vienne de Karl KARGER (qui n’est pas sans évoquer, dans une dominante de couleur différente, la gare Saint Lazare de Claude MONET)

- une salle est consacrée aux têtes de Franz Xaver MESSERSCHMIDT

 

- le mur de fenêtres d’Egon SCHIELE : ce tableau m’évoque une sensation d’enfermement et un désir de sortir. Il exprime fortement le malaise de l’artiste.

- Blanc sur bleu et rouge de Frantisĕk KUPKA. L’interpénétration de cercles, rectangles et lignes produit néanmoins un ensemble harmonieux.

- la « composition circulaire » ou « l’œil » ou « la cible » d’Anton PRINNER – né(e) Anna PRINNER – présente le même résultat que le tableau de KUPKA ci-dessus avec ce mélange de cercles et triangles

 

- La Mort et la jeune fille d’Egon SCHIELE. Le réconfort dans la mort : c’est glaçant.

- le couple étrange de Lucas CRANACH l’Ancien. Ce rapport homme-femme perdure toujours

- et toujours de Lucas CRANACH l’Ancien, la stigmatisation de Saint François

Il est déjà 13 heures. Heureusement la cafétéria du musée est là et une table se libère rapidement. Déjeuner simple conclu pour ma femme par un apfelstrudel de belle facture (ici avec de la Chantilly)

 

Après le repas nous descendons vers le Belvédère bas. Les salles sont toujours aussi richement décorées

et les volumes sont princiers

La partie musée continue donc dans ce bâtiment, avec des œuvres résolument colorées.

Trois tableaux choisis :
- les serpents d’eau de Gustav KLIMT

- la Pointe Saint Pierre à Saint Tropez de Théo Van RYSSELBERGHE, façon pointilliste

- et un superbe Boulevard de Clichy de Vincent Van GOGH

 

Redescendus vers la Karlplatz nous visitons la Karlskirche dans laquelle nous avions jeté un œil le matin en passant. Étonnante façade avec ses colonnes d’inspiration corinthienne et ses deux « colonnes Vendôme » ou « colonnes trajanes » de part et d’autre.
On notera une sculpture d’Henri MOORE dans le bassin au premier plan.

L’intérieur bien sûr baroque vaut le déplacement

Le décor au dessus de l’autel est particulièrement chargé

Quant à la coupole située à 70 mètres de hauteur elle a été décorée par Johann Michael Rottmayr avec une fresque où figurent les luttes contre la peste et l’hérésie

Pendant les travaux de restauration de la coupole un échafaudage avec un ascenseur permettait d’admirer la fresque au plus près. C’est maintenant terminé et l’échafaudage ainsi que l’ascenseur n’existent plus.

Vu qu’il n’est que 16h30 nous choisissons de retourner jà pied jusqu’à la cathédrale Saint Étienne, cœur de cette belle ville.
Place Albertina, nous avisons le
café Mozart. Ambiance fort plaisante. C’est l’heure de notre café viennois de l’après-midi. Je choisis sur la carte l’Überstürzer Neumann

Ce que l’on m’a servi est conforme . . . et délicieux, comme d’habitude dans les cafés de cette ville

 

Arrivés près de Stephansdom nous voyons son très beau reflet dans la façade du bâtiment en face. C’est un grand magasin le Haas Haus. Sa construction en 1990 en remplacement de l’ancien bâtiment a déclenché bien entendu des polémiques. Certains trouvent qu’il dénature la place et porte préjudice à la cathédrale saint Étienne, d’autres (dont je suis) trouvent qu’il met en valeur cette dernière avec ses très beaux reflets sur la façade. À vous de juger :

La façade décorée de l’immeuble jouxtant la cathédrale est intéressante également

Polémiques ou pas, la cathédrale est de toutes façons très élégante au soleil et se suffit à elle-même

Sur sa toiture, l’armoirie de l’Empire Autriche-Hongrie avec son aigle bicéphale

Il est 19h. Nous décidons de rentrer en métro.
Achat du ticket à la station de Karlplatz. J’introduis un billet de 10€ dans la fente de la machine . . . qui me le mange et se bloque en clignotant. Impossible d’annuler ni de récupérer le billet ni d’obtenir un ticket. Changement de machine et paiement en carte bleue. Nous reviendrons demain pour faire réclamation. Ça tombe bien, si l’on peut dire, car les bureaux de Wiener Linien (l’exploitant du métro) sont dans cette station.

Repas à l’appartement.

Lundi 22 mai 2023

Nous commençons la journée aux bureaux de Wiener Linien à la station Karlplatz pour expliquer notre mésaventure de la veille. L’agent qui nous a reçu nous a fait remplir un formulaire, accompagné d’un RIB (car le nombre de cases du formulaire dans lesquelles il fallait remplir le numéro d’IBAN ne permettait pas l’inscription de tout mon numéro d’IBAN). Il nous a dit en souriant qu’après vérification nous serions remboursés dans quatre à six semaines.

C’était de l’humour viennois car le remboursement a eu lieu une semaine après.
Petit remontant au
café Sacher : bien évidemment que des touristes (comme nous donc)

Les tasses sont luxueuses

ainsi que la présentation de la Sachertorte et son café-crème

Aujourd’hui : le musée ALBERTINA qui, dans une construction d’aspect extérieur peu intéressant s’avèrera d’une conception intérieure tout à fait remarquable.

Encore des choix de tableaux et d’œuvres qui nous ont particulièrement plu :


- nu assis de Théo Van RYSSELBERGHE . . . décidément ce peintre me plait bien.

- dans un genre tout autre la Salomé de Francis PICABIA

- cette sculpture « Rythmique B » de Wander BERTON avec ces formes improbables emmêlées et un équilibre qui semble précaire

 

- autre œuvre dans un genre très différent, ce tableau de Marc CHAGALL. Contrairement à ma femme je ne suis pas un fan de CHAGALL mais cette herbe bleue (d’un très beau bleu) donne une ambiance spéciale qui m’a intriguée. Quant au titre « Le cerf-volant » j’aime bien l’idée qu’il faille le chercher dans le tableau.

- un belle force se dégage de ce paysage urbain d’Oskar KOKOSCHKA intitulé Dresde - port Auguste avec paquebot

- Franz SEDLACEK et ses sujets plus ou moins angoissants, comme ces fantômes dans un arbre

- ou son paysage de montagne avec automobile

À un autre étage sont exposés quelques précieux dessins de Jérôme BOSCH et Pieter BRUEGEL l’Ancien :

- Gros poisson mange petits poissons de Jérôme BOSCH

- et l’homme-arbre du même Jérôme BOSCH

Je suis un fan inconditionnel de Jérôme BOSCH. Ces dessins ne sont pas de nature à modifier cette passion.

- Autre grand dont je suis absolument admiratif, Pieter BRUEGEL l’Ancien. Avant que je vous montre ses tableaux du Kunsthistorisches museum (on verra ça le mercredi 24) voici un de ses dessins : la descente du Christ en enfer, manifestement inspiré des œuvres de Jérôme BOSCH

 

Un niveau entier est consacré aux salles d’apparat de ce palais.
Elles sont de toute beauté. Je les ai personnellement préférées, et de loin, aux salles du Belvédère ou de Schönbrunn.

Les parquets en marqueterie sont magnifiques

Les pièces sont à la fois luxe et sobriété

À cet étage sont exposés aussi quelques œuvres d’Albrecht DÜRER, dont un fac-similé de son lièvre (aquarelle et gouache) et une aquarelle représentant une aile de rollier bleu

 

L’exposition temporaire du moment était consacrée à Pablo PICASSO.

Quatre œuvres que nous avons sélectionnées :
 

- le repas frugal

- l’ivrogne endormie (quelle force dans ce tableau !)

- taureau et picador : de près c’est ni fait ni à faire, mais avec un peu de recul tout y est, le dessin s’anime et devient réalité : superbe !

- et le génie de Pablo PICASSO se retrouve dans ce portrait intitulé « Portrait de femme au chapeau à pompons et au corsage imprimé ». Tout est criard, rien n’est réel et pourtant cette femme est bien vivante devant nous !

Ce musée ALBERTINA vaut vraiment la visite, à tout point de vue, que ce soit celui des œuvres présentées, des salles d’époque ou de la muséographie.

Après l’alimentation de l’esprit nous pensons à alimenter le corps puisqu’il est déjà bientôt 13 heures. Heureusement, non loin de l’ALBERTINA se trouve le café-brasserie Palmenhaus avec sa grande terrasse aux parasols. Nous y allons déjeuner.

Nous repartons après le repas visiter le centre-ville (donc autour de la cathédrale Saint Étienne) en commençant par le kapuzinergruft. Derrière ce nom étrange se cache les tombeaux des Habsbourg dans la crypte des Capuçins. Les passionnés d’histoire doivent se délecter, pour les autres la vision de ces tombeaux baroques est curieuse mais pas vraiment esthétique à mon sens.

Le tombeau du Prince Rudolph (fils de Sissi) mort à 30 ans à Mayerling est un peu moins sinistre que les autres

 

Nous allons ensuite jusqu’à l’église grecque orthodoxe dont la façade en brique détonne dans ce quartier

Après un hall d’entrée non rectiligne l’entrée dans l’église proprement dite est un émerveillement

Des icônes recouvrent absolument toute la surface des murs

Aucun cm2 n’échappe à la décoration franchement somptueuse

 

Nous poursuivons jusqu’à l’ancienne église des Jésuites (Jesuitenkirche) Sa façade blanche très sobre est très trompeuse

Car à l’intérieur c’est une toute autre ambiance : une chaire de folie

Un véritable délire baroque de toutes les couleurs et une fausse coupole en trompe-l’œil !

Il est bientôt 16h30 quand nous regagnons le métro pour rentrer à l’appartement et faire quelques courses alimentaires.

En effet, ce soir nous devons manger tôt car nous allons au concert.

Nous devons être au MUSIKVEREIN au plus tard à 20h pour le concert Mozart qui débutera à 20h15.

Après notre repas à l’appartement, nous reprenons le métro et arrivons au MUSIKVEREIN un peu avant 20h.

Comme chacun sait le MUSIKVEREIN est la salle du Concert du Nouvel An retransmis sur les télévisions du monde entier.

La salle est toute dorée. On peut prendre des photos avant le concert mais pas pendant.

La décoration du plafond est particulièrement soignée et bien entendu dorée

L’orchestre s’installe. Les musiciens sont habillés d’époque (c’est à dire XVIIIe siècle comme Mozart). Belle sélection de musiques de ce compositeur (instrumental et chant également). Mais comme nous sommes à VIENNE, pour indiquer que la fin du concert est proche, l’orchestre a joué la valse Le beau Danube bleu de Johann STRAUSS Fils, puis la fameuse Marche de Radetzky de Johann STRAUSS Père histoire que l’on comprenne bien que le concert était fini.

Ma mère ne ratait jamais le concert du Nouvel An à la télévision.
Elle aurait tant aimé être là. J’ai ainsi essayé d’écouter profondément ce final pour deux.

Pour ceux qui auraient oublié ce qu’est la Marche de Radetsky, voici un rappel en 3’27 ′′ de ma version préférée, celle dirigée par Georges PRÊTRE le 1er janvier 2008 :

 

Fin du concert. L’orchestre salue le public.

La sortie du MUSIKVEREIN se fait dans le calme, dans une ambiance que je qualifie de viennoise

Avant de reprendre le métro à Karlplatz nous voyons la Karlskirche éclairée. Une photo s’impose :

Nous rentrons, enthousiasmés par cette journée.

Mardi 23 mai 2023

Aujourd’hui nous avons choisi de consacrer le temps qu’il faudra pour visiter SCHÖNBRUNN qui ne se trouve qu’à quatre stations de métro de chez nous.

Nous y arrivons vers 9h45. Les visiteurs commencent à arriver nombreux. Toutefois l’ensemble de Schönbrunn est tellement grand que cela n’est pas gênant.

Entre les grilles d’entrée et le bâtiment principal du château se trouve la cour d’honneur

et derrière, côté sud, l’immense parc de Schönbrunn avec une zone de jardin à la française :

À l’ouest du parc, partie avec de grandes allées arborées, l’on peut admirer la Palmenhaus (serre aux palmiers). Magnifique construction. C’est la plus grande serre en acier d’Europe construite en 1882.

Je suis toujours fasciné par ces bâtiments d’acier et de verre dont les dimensions surprennent vu la légèreté apparente de la construction

Nous avions réservé le « Grand tour ». La visite, avec audio-guide, a duré de 10h45 à 12h. Mais, heureusement vu le nombre de visiteurs, les photos sont interdites.

On retrouve la même débauche de luxe et d’apparat qu’à Versailles. Je trouve cela historiquement très intéressant mais ce style de décors très chargés ne déclenche pas en moi d’admiration du point de vue de l’esthétique des pièces.

Après ce parcours historique nous allons manger au restaurant situé dans un corps de bâtiment de la cour d’honneur. Repas en terrasse et bien entendu un présentoir de gâteaux à l’intérieur :

 

Et la carte des cafés est toujours aussi alléchante

 

Après le repas nous montons glorieusement vers la Gloriette, curieux monument baroque de commémoration d’une victoire militaire. Un café y est maintenant installé.

La Gloriette est à environ 700m du château, mais le trajet est plus long car en zigzag pour gravir la pente.

Une belle cascade agrémente les jardins dans la partie plate

On peut monter sur le toit. Nous ne l’avons pas fait car la vue est déjà très belle depuis les escaliers . . .

. . . et même depuis les derniers lacets du chemin d’accès

 

Retour en ville pour découvrir le bâtiment Sécession, symbole de la rupture avec l’architecture des bâtiments historiques du Ring, avec cette devise en lettres d’or sur la façade : À chaque époque son art, à l’art sa liberté.

À l’intérieur, la fameuse frise de Gustav KLIMT dite Frise Beethoven qui représente l’œuvre d’art totale puisque la peinture illustre la musique de la 9ème symphonie de Beethoven. Cette frise a été restaurée de 1974 à 1985. Ci-dessous un extrait :

Pour ma part cette frise m’a laissé indifférent. La peinture et les dessins ne parlent pas d’eux-mêmes. Pour appréhender l’œuvre il faut avoir en main un texte explicatif faisant le parallèle avec la 9ème de Beethoven, texte dans lequel en général foisonnent des mots pompeux et des phrases très cérébrales qui essayent d’exprimer l’Humanité, les Forces hostiles, l’aspiration au bonheur ou l’apothéose de l’Art.

Pour moi, quand le discours sur l’œuvre l’emporte sur l’œuvre proprement dite cela ne m’intéresse pas.

Nous poursuivons ensuite vers la Bibliothèque Nationale (proche de la Hofburg) qui passe pour être l’une des plus belles bibliothèques baroques au monde.

Très belle en effet, avec de très beaux volumes et une décoration très riche : 80 m de longueur sur 30 m de largeur et en son centre une coupole sous laquelle est installée une statue de l’empereur Charles VI qui commanda cette bibliothèque en 1723.

 

La fresque de la coupole représente très humblement la déification de l’empereur

Les étagères de livres sont impressionnantes

Mais quoi de plus naturel qu’une si belle bibliothèque inspire l’amour ?

Il est environ 17h.
Un petit tour au café DEMEL avant de reprendre le métro.

Demain sera une journée musée (pardon d’avance pour les photos de tableaux que nous vous présenterons).

Mercredi 24 mai 2023

Aujourd’hui la matinée est consacrée au Kunsthistorisches Museum et l’après-midi est envisagé au Léopold Museum.

Nous arrivons donc un peu avant 10h devant l’entrée du Kunsthistorische Museum.

Une queue d’un vingtaine de personnes est devant l’unique guichet ouvert pour l’achat des tickets. La personne avant moi dans cette queue semblait très intéressée à pianoter sur son smartphone et quelques minutes plus tard la voilà qui sort de la queue pour se diriger vers l’entrée du musée. BINGO ! Je viens de comprendre qu’elle venait d’acheter son billet en ligne pour écourter son attente.

Bravement je sors mon smartphone et vais sur internet pour faire la même chose. Bravo ! En trois minutes j’ai les QR codes sur mon smartphone alors que la longueur de la queue n’avait réduit que de moitié.

Ça y est, nous entrons. L’intérieur est grandiose !

Les salles très grandes sont aménagées pour pouvoir regarder les tableaux facilement.

L’ambiance est propice à une découverte des œuvres en toute sérénité, d’autant qu’il n’y a pas encore beaucoup de monde à cette heure là.

Pardon d’avance aux peut-être trop nombreux tableaux que nous avons sélectionnés pour ce carnet, mais les musées étaient un des points forts de notre venue à VIENNE.

Comparaison intéressante entre deux Eve :


- l’une peinte par Lucas CRANACH L’Ancien

- l’autre par Hans MEMLING

Viennent ensuite la série des tableaux du grand Pieter BRUEGEL l’Ancien

- Chasseurs dans la neige

- Mariage paysan : le repas

- La danse des paysans

- La bataille de Carême et de Carnaval

Comme toujours chez BRUEGEL les détails sont impressionnants de finesse

et d’inventions

- et enfin les Jeux d’enfants

 

Dans la famille BRUEGEL je demande le fils, Pieter BRUEGEL le Jeune : Principalement recopieur des tableaux de son père qu’il (et son atelier) produit à grande

échelle,

- par exemple ce Paysage d’hiver avec patineurs et piège à oiseaux, dont 140 copies ont été dénombrées dans le monde par les professionnels de l’art (l’original étant malheureusement dans un piètre état semble-t’il)

- ou ce Massacre des innocents dont voici deux détails :

 

Plus loin un tableau exceptionnellement mal éclairé (reflets en raison de la protection de verre) l’Allégorie de l’avarice d’Albrecht DÜRER

Encore un peintre d’une exceptionnelle qualité : Rogier Van der WEYDEN avec son tryptique La crucifixion. Elle n’est pas aussi fantastique que sa descente de croix exposée au musée du Prado à MADRID mais quand même :

Quant à mon chouchou, j’ai nommé Jérôme BOSCH, son Christ portant sa croix est bien entendu de toute beauté (malgré les reflets)

Poursuivant notre déambulation dans ce grand musée nous nous arrêtons devant ce portrait intitulé Étude d’une tête de femme regardant vers le haut d’Antoine Van DYCK

Toujours ces reflets gênants. Décidément j’apprécie de plus en plus ces portraits de Van DYCK que je trouve dans le style impressionniste avant l’heure (et de beaucoup avant d’ailleurs).

Hou la la ! Il est déjà 13 heures ! Il est temps de manger dans ce cadre magnifique à la cafétéria installée sous la coupole

Nous avions prévu d’aller au musée LÉOPOLD cet après-midi.

Il reste tant de choses à voir au Kunsthistorische museum que nous décidons de rester. Nous verrons s’il nous reste du temps pour le musée LÉOPOLD.

Nous poursuivons donc la visite de ce magnifique musée. Tiens, un Giuseppe ARCIMBOLDO que je ne connais pas ! Intitulé L’eau :

D’autres sections du musée nous attendent : Égyptiens, Grecs, Romains en particulier.

On retiendra cette salle égyptienne

et cette céramique d’hippopotame de 2 000 ans avant J.-C. environ dont de nombreux exemplaires similaires existent dans tous les musées égyptiens du monde

 

Nous sortons du musée vers 16 heures. Nous commençons sérieusement à saturer à arpenter ce musée depuis 10h ce matin. C’est pourquoi nous décidons de ne pas aller voir aujourd’hui le musée LÉOPOLD. Ce sera pour un autre jour.

Nous partons donc nous promener en débutant par le quartier Spitterberg puis en remontant par le RING jusqu’au café Landtmann

Les tramways sont nombreux à VIENNE

Les taxis touristiques au look de calèche aussi

Et au café Landtmann la carte est toujours aussi alléchante

et les pâtisseries aussi

Puis nous poursuivons jusqu’à l’horloge Ankeruhr histoire de voir ce que c’est.

Il est 18 heures passé.
Nous sommes fatigués d’être restés debout si longtemps. Nous rentrons en métro.

Presque en face de chez nous cette terrasse sur la ligne de métro : protection phonique utilisée comme jardin public ?

 

Jeudi 25 mai 2023

Sortant du métro à Karlplatz nous y croisons comme souvent un tramway

Ce matin nous commençons par assister à l’entraînement des chevaux Lipizans à l’école espagnole d’équitation de Vienne.

Programme d’une heure de 10h à 11h.
C’est la même salle qui sert pour les entraînements et pour les spectacles

Mais bien entendu, photos interdites quand les chevaux sont là.

Séance intéressante mais on aurait trouvé sympathique s’ils avaient exécuté ne serait-ce que cinq minutes un petit extrait de leur spectacle. Mais ordre et discipline : l’entraînement c’est l’entraînement et le spectacle c’est le spectacle. Pas de mélange des genres.

Du coup, au final, lorsque les derniers chevaux s’en vont, nous nous sommes affranchis de l’interdiction de photographier. Photo prise à 10h59 à travers le plexiglass de la balustrade, histoire d’avoir un souvenir de ces petits chevaux.

Nous remontons vers la place Am Hof en passant à proximité de l’avenue GRABEN. Ce quartier n’est que commerces de luxe dans de beaux immeubles, tel CHANEL

et bien entendu toujours des calèches de touristes

Nous arrivons sur la place Am Hof fort animée, avec stands de boissons et de nourriture ainsi qu’une animation musicale bien typique.

Les Autrichiens s’avèrent être de joyeux drilles très conviviaux.
J’ai goûté du vin blanc, du Gemischter Satz, qui était plutôt agréable.

Puis nous parvenons à la Judenplatz sur laquelle a été édifié en 2000 le Mémorial de la Shoah. Pas vraiment esthétique, il représente des rayonnages de bibliothèque remplis de livres dont le dos est tourné vers l'intérieur, ce qui empêche de lire leurs titres. C'est pourquoi le monument porte également l'appellation de « Bibliothèque sans nom ». Les volumes fermés, inaccessibles à la lecture, symbolisent les vies interrompues de ces 65 000 personnes.

C’est l’heure du déjeuner. Le restaurant Die Feinkosterei sur la place nous convient parfaitement.

Après le repas nous rejoignons à pied le Staatsoper (Opéra de Vienne) car nous y avons une visite prévue à 15h15.

En chemin ce laveur de vitres a attiré mon attention

ainsi que cet immeuble

 

À 15 heures nous sommes au STAATSOPER. Beaucoup de monde. Les visiteurs sont regroupés par langue et chaque groupe attend au pied des escaliers intérieurs. Les groupes partent en même temps mais les circuits sont astucieusement décalés pour que les groupes ne s’attendent pas les uns les autres mais se croisent simplement de temps en temps

Une équipe était en train de préparer les décors pour la représentation du soir

Les salles de réception sont bien sûr spacieuses

Les volumes intérieurs sont très grands et fort bien décorés

 

Après cette visite d’une heure nous avons le temps d’aller à la Gemäldegalerie (Académie des Beaux Arts) située entre le Staatsoper et le bâtiment Sécession.

Pièce essentiel de ce musée : le triptyque du Jugement dernier de Jérôme BOSCH

Il n’est pas très grand mais impressionne néanmoins

Les détails sont extrêmement délirants

C’est un monde absolument incroyable.
Comment tous ces sujets sont-ils venus à l’esprit de Jérôme BOSCH ?

Plus loin voilà un portrait remarquable.
C’est un autoportrait d’
Antoine Van DICK (encore lui!)

 

De retour près de notre appartement (et en face du Naschmarkt) nous pouvons admirer deux belles façades,

- celle avec dorures de la Musenhaus

- et celle en rose et vert de sa voisine la Majolikhaus

 

 

Vendredi 26 mai 2023

Ce matin est consacré à Hundertwasser cet architecte, peintre plasticien écologiste, en particulier son fameux immeuble résidentiel d‘une cinquantaine d’appartements dit Hundertwasserhaus construit entre 1983 et 1985.
Né de la collaboration entre Hundertwasser et l’architecte
Josef KRAWINA cet immeuble associe arbres et matériaux de construction biologiquement sains pour un mélange savant et débridé à la fois.

L’idée de Hundertwasser que la ligne droite et la surface plane n’étaient pas naturelles n’a pas été complètement retenue pour cet immeuble qui a quand même des murs droits et des planchers plats pour que les habitants puissent poser leurs meubles.
L’immeuble étant habité il ne se visite pas.

Avec le temps les arbres ont pris d’importantes dimensions

Les piliers sont tous d’une grande originalité

La placette et le passage sous l’immeuble sont surprenants

avec notamment le sol gondolé

Quant à la façade latérale, aucune ouverture n’est semblable à une autre. Les couleurs sont vives et attrayantes. Il y a des décrochements partout, soit réels soit en peinture.

Non loin de là le Kunst Haus Wien, musée conçu par Hundertwasser, présente ses œuvres (essentiellement ses peintures). Il est conçu, au moins au rez-de-chaussée, avec le sol non plat.

NOTA : le musée est fermé du 01.06.2023 jusqu’à début 2024.
En effet, le
Kunst Haus Wien lance un processus complet de modernisation.
Selon le site internet du musée :

À l'avenir, le programme sera encore plus dédié à la relation à plusieurs niveaux entre l'homme et la nature ainsi qu'à la question climatique, mettant ainsi l'accent sur les sujets d'écologie. À partir de l'été 2023, le bâtiment fera l'objet d'une rénovation géothermique urgente pour préparer le musée à l'avenir. Parallèlement, l'exposition permanente de Friedensreich Hundertwasser sera également repositionnée. Pendant la phase de rénovation, KUNST HAUS WIEN restera présent dans l'espace public avec le projet de proximité "CLOSE(D)". Le processus préparatoire de la Biennale du climat de Vienne 2024 bat également son plein - l'accent sera mis ici sur l'inclusion et le travail multiperspectif, entre autres.

Repas sommaire dans les jardins du musée

 

Nous rejoignons ensuite à pied le célèbre parc d’attractions du PRATER. Bien entendu, la première chose que l’on voit c’est la grande roue

L’ensemble du parc fait extrêmement vieillot (années 60) malgré quelques attractions modernes.

Quelques attractions colorées néanmoins

L’aura de ce parc d’attractions à l’étranger est à mon avis due à la séquence du film de Carol REED Le troisième homme.

Finalement, il n’est que 15h et nous trouvons plus intéressant d’aller voir le musée LÉOPOLD que nous n’avions pas pu visiter mercredi.

Nous prenons donc le métro à la station Praterstern jusqu’à la station Museums-Quartier (c’est direct). Il y a effectivement dans ce quartier une concentration de musées, dont le musée LÉOPOLD, le MUMOK (en gris) et le Kunsthalle Wien (à droite)

Dès la deuxième salle nous sommes intrigués par ce tableau accroché de travers

La lecture du texte explicatif nous rassure : c’est une façon d’attirer l’attention sur les conséquences d’une augmentation de 6° de la température d’été jusqu’en 2100.

Quelques Egon SCHIELE dont cet autoportrait à l’épaule nue duquel se dégage un malaise extrême

Et bien sûr quelques Gustav KLIMT dont ce tableau La Mort et la Vie

 

Puis un étage consacré au mobilier et art de la table.


Pas spécialement intéressé d’ordinaire par cela, j’y découvre des réalisations tout à fait passionnantes, comme ces verres d’Otto PRUTSHER

et du magnifique mobilier de Koloman MOSER

 

Meubles également de Josef HOFFMANN tout à fait intéressants aussi.

Pour résumer, nous avons été absolument enchantés par le musée LÉOPOLD. C’eût été dommage de le rater.

Reprenant le chemin de l’appartement nous passons devant le très typique café Sperl. Sur la carte l’Überstürzter Neumann est bien tentant

et l’ambiance de la salle est vraiment agréable pour se détendre

Retour à l’appartement.

Samedi 27 mai 2023

C’est le jour du départ, mais en début d’après midi seulement. Nous avons réservé un taxi pour l’aéroport à 14h.

Ce matin, nous restons à proximité de l‘appartement en allant nous promener dans le Naschtmarkt.

C’est le plus connu des marchés de VIENNE. Un marché existait déjà à cet endroit dès le XVIe siècle. Depuis il a subi des modifications et des constructions successives. On y trouve d’abord les samedi un grand marché aux puces. Puis la partie marché proprement dite comporte plus de 120 commerçants et pas loin d’une cinquantaine de restaurants ou lieux de restauration.

Ce qui nous a frappé c’est le grand nombre de commerçants turcs. En effet la communauté turque est importante à VIENNE.

Les touristes sont nombreux le samedi matin mais les Viennois aussi.

Presque en face du Naschtmarkt les façades de la Musenhaus (dorée) et de la Majolikahaus (rose et vert) bâtiments réalisées tous les deux par Otto WAGNER sont ce matin bien éclairées

Les ornementations dorées sont l’œuvre de Koloman MOSER (dont nous avons tant apprécié les meubles au musée LÉOPOLD)

et les décors de la Majolikahaus sont d’Alois LUDWIG (élève de WAGNER).

La rue Köstlergasse sépare la Musenhaus d’un fort beau café, le café Savoy (anciennement café Wienzeile)

Ambiance XIXe siècle réussie à l’intérieur

Il paraît que ce café est fréquenté par les gays. Ce samedi matin vers 10h30 ça ne se remarquait pas.

Une dernière viennoiserie pour ma femme avant de partir :

Retour pour un repas simple à l’appartement.

Le taxi est ponctuel à 14h.

Aéroport 25 minutes plus tard : check-in dans la foulée et décollage 17h20.

Arrivée à PARIS Charles-de-Gaulle à 19h25.

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Pour résumer :

VIENNE est une ville vraiment très intéressante tant il y a de choses à voir.

Bien sûr que pour bien la connaître plusieurs voyages s’imposent, mais déjà en une semaine on en a plein les yeux, que ce soit architecture, musées, musique . . . et les Viennois qui sont des gens charmants, courtois et efficaces dans leurs activités.

La vie pour un touriste y est facile : déplacements en métro et à pied suffisent.

Globalement la nourriture n’est pas très bonne ni très inventive . . . sauf les viennoiseries délicieuses et les cafés avec leur crème fouettée non sucrée exceptionnelle. C’est un autre genre que le caffè italien mais c’est tout à fait concurrentiel.

L’ambiance XIXe siècle est partout, comme si ce pays n’avait existé qu’à partir de 1800 et avait décidé de ne plus beaucoup bouger à partir de 2000. Malgré cela, même constat que nous avions fait en Espagne en 2022 : l’Autriche et l’Espagne donnent l’impression d’être plus modernes et plus moteurs que la France. Nous nous sommes sentis un peu ringards par rapport à eux. Simple ressenti ou réalité ?

Conclusion : si vous ne connaissez pas VIENNE courez-y, vous ne serez pas déçus (éventuellement frustrés de ne pas avoir pu visiter plus de choses).

               ===>  retour vers le site   enviedevoyage 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JAPON 2016

17 Juin 2019 , Rédigé par Philippe & Nicole 37

 

JAPON 2016

Toute la région globalement à l'ouest de TOKYO jusqu'à la mer du JAPON (TOKYO, NAGANO, MATSUMOTO, KANAZAWA et TAKAYAMA) permet de découvrir un JAPON que l'on peut qualifier d'authentique, dans la mesure où le traditionnel côtoie le moderne, tant dans l'architecture des villes que dans le mode de vie des habitants, mêlant constamment historique et contemporain.

 

Commençons par TOKYO:

En complément des séjours de 2008, 2011 et 2015 quelques quartiers ou sites nous ont bien plu :

 

La TOKYO Tower et le temple Zojōji proche l'un de l'autre sont une visite complémentaire. Le panorama du haut de la Tour de TOKYO est très beau sur 360 °. 

Par temps très clair on peut apercevoir au loin le triangle du Mont FUJI. Nous n'avons pas eu cette chance (temps un peu brumeux) mais la visite est très agréable et beaucoup moins bousculée qu'au TOKYO Skytree.

 

Le temple Zojōji voisin est très traditionnel et ses abords avec un petit cimetière et des centaines de statuettes Jizô (Le Jizô dans le bouddhisme est le protecteur des enfants malades et il accompagne les défunts). Impressionnant quand on sait ce qu'est le Jizô.

La tour TOKYO Skytree très moderne et très haute offre aussi un très beau panorama par temps clair, mais finalement ni mieux ni moins bien que celui de la Tour de TOKYO.

En revanche, il y a souvent une foule considérable . . . et des queues très longues. Conclusion, allez à l'une ou à l'autre, l'important c'est qu'il fasse temps clair. Dans les deux cas le panorama à 360° est très beau car immense.

 

Pas très loin de TOKYO Skytree se trouve le quartier d'ASAKUSA. Célèbre par son temple SENSŌ-ji qui est, entre autres, un lieu où viennent se photographier les belles japonaises en habits traditionnels :

Le temple HIE Jinja vaut le détour car c'est un hâvre de tradition dans un quartier hyper moderne. Son escalier de torii procure comme tous les chemins de torii une sérénité incomparable.

 

Autre sanctuaire incontournable, le NEZU Jinja :

Ce sanctuaire NEZU Jinja comporte lui aussi un chemin de torii :

et ses jardins d'azalées ajoutent à l'ambiance de sanctuaire protégé. Rester quelques instants dans ce sanctuaire, y prier 

est relaxant pour le corps et l'esprit. 

 

Ce sanctuaire est situé dans le quartier éponyme :

(Shinobazu dori)

 

Autre quartier, celui de KANDA situé entre UENO et le Palais Impérial permet une promenade parmi des immeubles de taille moyenne, au milieu desquels se nichent quelques temples fort intéressants : le Yushima Tenjin, le Kanda Myojin, avec ses plaquettes votives étonnantes :

Le Yushima Seido et l'église orthodoxe russe Nikolai-do. Ce même quartier est constitué d'immeubles de bureaux et est traversé par des routes, canaux, et voies ferrées :

Pas forcément à visiter pour un premier séjour à TOKYO, ce quartier l'est pour un deuxième ou troisième séjour (si l'on veut faire une analogie avec VENISE, on peut comparer ce quartier à celui du Castello et de l'Arsenal qu'on ne visite pas a priori lors d'un premier séjour à VENISE).

 

Autre quartier fort sympathique : celui de YANAKA au nord d'UENO. Petites maisons traditionnelles en bois, plein de sanctuaires shintos ou bouddhistes et leurs charmants petits cimetières, tel celui près de la station Nippori :

 

Le jardin SHINJUKU GYOEN est un parc gigantesque, comme son nom l'indique dans le quartier de la gare de SHINJUKU. magnifique en période de Hanami avec ses 1500 cerisiers géants en fleurs

il est hors de cette période un véritable lieu de respiration, de calme et de détente au cœur de cette mégalopole turbulente : 58 hectares, un jardin japonais, un français et un anglais ! Ah ! que ce SHINJUKU GYOEN fait du bien !

 

Pendant l'hanami la concurrence est rude. La rivière MEGURO se défend fort bien avec sa belle et longue promenade sous les cerisiers :

 

NAGANO

Le temple Zenkō-ji est typique des temples anciens. Si on aime, on aime beaucoup.

On le découvre au bout d'une longue rue

À l'entrée franchissement de la porte Niōmon et ses sandales ex-voto :

Les abords du Zenkō-ji sont bien entendu occupés par de petits temples 

 

MATSUMOTO

Bien évidemment, le CHȂTEAU, le Corbeau noir, est magnifique

 

dans son parc entouré de douves

qui forment un lac en croissant avec son pont en bois rouge :

lieu très prisé par les jeunes mariés qui s'y font photographier en habits traditionnels.

 

Nous avons vraiment adoré ce site.

 

Éternelle question : HIMEJI ou MATSUMOTO ? Le premier est blanc, le second est noir. Le premier est bien plus imposant que le second, mais le charme du second vaut celui du premier. Pour la vision extérieure, j'aurais tendance à penser que MATSUMOTO l'emporte sur HIMEJI. En revanche, pour la visite intérieure du château, HIMEJI l'emporte sur MATSUMOTO. Conclusion : pas de conclusion. C'est selon les goûts, mais si vous n'en voyez qu'un, n'importe lequel vous enchantera. Il suffit qu'il ne fasse pas mauvais temps.

 

KANAZAWA

C'est dit-on la KYOTO de l'ouest. N'exagérons pas. Mais cette ville est un concentré de JAPON. Elle contient tout ce qui fait les images de l'exotisme du JAPON : un château, un jardin, des temples, des quartiers traditionnels de geishas et de samouraïs, un marché aux poissons, etc . . .

Le jardin Kenroku-en est l'un des trois plus renommés du JAPON. Pas de grandes ouvertures visuelles comme au jardin Koraku-en d'OKAYAMA, mais une foule de petites entités d'ambiances différentes qui se juxtaposent et permettent une promenade extrêmement variée.

Pendant la sakura, jardin très prisé des japonais,

 

Tiens, une tenue autorisée en FRANCE ?

 

De plus, dans ce jardin, une magnifique maison de maître, la villa Seisonkaku.

 

Les deux anciens quartiers de geishas, Higashi Chayaet Nishi Chaya sont très dépaysants (ou le seraient vraiment sans les flots de touristes). Le plus grand (Higashi) nous plonge dans le JAPON traditionnel et quelques habitations sont visitables : elles sont somptueuses (Shima et Kaikaro). 

La rue a été remise en état,

 

On peut visiter des cuisines,

 

et admirer de petits jardins d'intérieur.

 

Le quartier des samouraïs est un peu moins intéressant visuellement en raison des rues bordées de murs en terre de part et d'autre, mais les rues elles-mêmes nous replacent bien dans l'époque desdits samouraïs (s'il n'y avait pas les touristes) :

Le sanctuaire OYAMA en fin de soirée est bien sûr un lieu de repos et de ressource.

Le marché Omicho est un marché constitué de deux rues couvertes pleines de commerçants de produits de la mer :

Très intéressant pour nous français, il est néanmoins très loin d'être aussi beau et intéressant que le marché Tsukiji de TOKYO (lequel d'ailleurs fermera ses portes en novembre 2016 après 80 ans de bons et loyaux services, pour se reporter à quelques kilomètres au sud vers TOYOSU. NOTA: fin août 2016 le déménagement de TSUKIJI est suspendu et le marché restera à sa place - raisons invoquées, pêle-mêle : sécurité, transparence financière, information insuffisante, pollution, plans des constructions pas aboutis).

 

Le musée du 21ème siècle d'art contemporain est extrêmement déroutant (comme beaucoup de musées d'art contemporains d'ailleurs). J'ai particulièrement apprécié la piscine de Leandro Erlich mais d'autres œuvres (notamment des fresques murales) valent le coup.

Le temple Myoryuji (aussi appelé Ninjadera) est très insolite. Dommage que la visite soit si strictement et quasi militairement encadrée.

 

TAKAYAMA

Deux rues de la vieille ville sont fort intéressantes 

et deux ou trois maisons de commerçants sont visitables (Kusakabe et Yoshijima).

Villas en bois de grand luxe !

 

On peut encore croiser des moines recherchant l'offrande pour subsister :

 

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RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

 

Pour TOKYO des renseignements sont déjà donnés dans les destinations :

TOKYO - KAMAKURA 2008

TOKYO - KYOTO - NARA 2011

JAPON 2015

 

En complément, le séjour 2016 nous permet de vous informer sur :

 

Aéroport d'HANEDA

C'est celui que nous préférons car il est d'un accès facile, en liaison directe avec la YAMANOTE Line, soit par le monorail (station Hamamatsucho), soit par le Keiku Airport Express (Keiku Line - station Shinagawa) en moins de 30 minutes.

De plus, il y a un guichet Japan Rail Pass pour échanger son voucher contre le JR Pass juste au départ de l'accès au monorail.

 

Évidemment des ATM sont présents pour obtenir un peu de liquide avec la carte bleue.

 

Restaurants à TOKYO

Bien sûr chacun peut trouver ce qu'il lui convient tellement il y a de restaurants de toutes sortes et de tous prix à TOKYO.

Toutefois, nous signalons une chaine de restaurants de nourriture typiquement japonaise fréquentés par toutes catégories de japonais et d'un prix tout à fait raisonnable : il s'agit de la chaine OOTOYA.

Spécialité originale dans le quartier de TSUKISHIMA (île artificielle) la rue des restaurants de monjayaki : sorte d'omelette à faire soi-même sur une plaque chauffante. On aime bien ou pas, c'est selon. Pour y aller : station Tsukishima puis demander la rue des monjayaki, c'est à moins de 10 minutes à pied.

 

Les magasins Photo - HiFi - électronique :

Deux magasin se font une rude concurrence et ont plusieurs implantations souvent proches les uns des autres : YODOBASHI et BIC Camera.

Avec son passeport les tarifs Free Taxes sont très intéressants par rapport à la FRANCE. 

ATTENTION : certains appareils ont des menus exclusivement en japonais, donc inutilisables pour nous. Bien se renseigner sur les langues possibles dans les menus de configuration.

 

TOKYO Tower ou TOKYO Skytree ?

En fait, pour le panorama à 360°, les deux sont très bien (ce n'est pas parce que la Tokyo Skytree est plus haute que le panorama est meilleur). L'important est . . . le temps qu'il fait. La brume de chaleur est vite un problème. Donc s'il fait beau, avec un ciel clair, allez à celle des deux tours qui est la plus facile d'accès pour vous. 

L'avantage de la TOKYO Tower est qu'à proximité immédiate se trouve le temple Zojōji qui ne manque pas d'intérêt ainsi que son petit cimetière et ses alentours.

 

Voir des allées (ou montées d'escalier) de torii :

Même si vous avez eu la chance de voir les fameux chemins de torii à Fushimi Inari (près de KYOTO) c'est toujours intéressant d'en voir, même des plus modestes. Notamment, dans les temples de HIE Jinja et de NEZU Jinja.

 

Vous aimez le café (expresso) ?

Si vous aimez le vrai café expresso vous évitez certainement comme nous les Starbucks chers et de piètre qualité. À TOKYO deux chaines offrent de très bons expressos (expressi ?) à des prix moins élevés que chez le concurrent sus-nommé. Il s'agit de DOUTOR et EXCELSIOR. En plus ces chaines proposent quelques excellentes petites pâtisseries. NOTA : le DOUTOR de GINZA (en face de WAKO) n'est quand même pas donné, mais c'est en plein cœur du quartier chic de TOKYO et le café y est moins cher qu'aux Champs Élysées ou place Saint-Marc à VENISE.

 

NAGANO

De la gare de NAGANO au temple Zenkō-ji : 1/2 heure à pied maximum.

 

MATSUMOTO

De la gare de MATSUMOTO à l'entrée du parc du château : à pied = 20 minutes.

 

KANAZAWA

Se déplacer à KANAZAWA: depuis la gare un système de bus font un circuit circulaire passant notamment par le jardin Kenroku-en et le quartier des geishas (Higashi Chaya), une ligne tourne dans un sens, l'autre ligne en sens inverse. Attention : ce système ne fonctionne qu'en journée mais pas le soir.

À pied on peut aussi voir à peu près tout ce qu'il y a en vieille ville : Higashi Chaya, le jardin Kenroku-en, le marché Omicho, le château, Nishi Chaya, le sanctuaire Oyama, le quartier des samouraïs (Nagamachi) et le musée du 21ème siècle.

Évidemment, pour voir tout cela il faut rester au minimum deux jours pleins.

Le Ninjadera (temple ninja) : maison très étonnante, pleine de chausse-trappes et d'astuces défensives. Attention : il faut réserver par téléphone et si possible en japonais. Ensuite, pour les non-japonais un fascicule est donné pour la visite en groupe (avec photos) mais la visite ne se déroule pas forcément dans l'ordre des numéros du fascicule, d'où une difficulté certaine à s'y retrouver et comprendre toutes les subtilités. 

 

TAKAYAMA

Depuis la gare jusqu'à la vieille ville : 15 minutes à pied.

Pas mal de restaurants "offrant" le fameux bœuf de Hida (aussi célèbre au JAPON que le bœuf de Kobe et tout à fait comparable comme style de viande). Certes, ce n'est pas donné, mais essayer une fois le filet vaut l'expérience.

 

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